Maire de Plaisir depuis 2012, Joséphine Kollmannsberger (LR, liste DVD) a été réélue le 28 juin. L’édile était déjà en tête lors du premier tour, mais avec 37,07 %, elle n’a pas pu réaliser la performance de 2014 où elle avait dépassé d’entrée les 58 %. Il a donc fallu retourner aux urnes, et la hiérarchie du 15 mars dernier s’est confirmée puisque l’élue a totalisé 43,99 % des voix, contre 32,01 % pour Patrick Ginter (SE, liste DVC) et 23,98 % pour Annie-Joëlle Priou-Hasni (SE, liste DVG).

« Je suis très satisfaite, s’est réjouie celle qui menait la liste « Plaisir avance ». Ça a été une campagne difficile, très atypique. […] On se retrouve avec deux tours entrecoupés de plusieurs mois, j’avoue qu’il y a de quoi décourager à la fois des habitants, qui étaient dans une période difficile, mais aussi décourager, pourquoi pas, des équipes. Ça n’a pas été le cas de la nôtre, notre équipe a été fortement engagée, d’abord pour accompagner les personnes pendant le confinement, mais aussi sur le fait de repartir sur cette bataille pour gagner la ville, car il n’était pas question que nous ne puissions pas continuer tous les engagements que nous avions pris auprès des Plaisirois. »

Elle déplore en revanche une campagne « dure, violente ». Notamment dans la rivalité avec Patrick Ginter, l’ex-adjoint aux finances devenu principal adversaire. Arrivé deuxième, celui-ci fait part de sa « satisfaction d’avoir contribué à faire avancer le débat sur un certain nombre de sujets » mais dénonce un climat « de peur et d’irrégularités », évoquant « des délégués empêchés de rentrer dans certains bureaux de vote », « une application sur l’affluence aux bureaux, pour faire peur aux Plaisirois », « des infos qui ont filtré la veille ou l’avant-veille sur un soi-disant cas de Covid dans une des écoles de la ville, encore une fois pour faire peur aux Plaisirois et pour qu’ils ne viennent pas voter », « un tract diffamatoire quelques jours avant le vote », et des « procurations perdues ».

La tête de liste de « Plaisir notre ville notre avenir » annonce « réfléchir » à des recours. Dernière de cette triangulaire, Annie-Joëlle Priou-Hasni évoque elle un résultat « à la fois positif car, quand je regarde tout ce qu’on a construit avec mon équipe, je ne l’imaginais pas il y a huit mois », mais estime que celui-ci « aurait pu être meilleur car on aurait pu être numéro 2 ». La candidate soutenue par EELV et le PS remporte finalement quatre sièges au conseil, contre six pour Patrick Ginter et 29 pour la maire, à l’issue d’une élection où les candidats s’accordent au moins sur une chose : les chiffres très élevés de l’abstention. Celle-ci atteint 65,74 %, alors que la moyenne départementale est de 62,20 %.

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