C’est LE principal symbole des Jeux olympiques et paralympiques (JOP). La flamme olympique de Paris 2024 partira le 27 avril 2024 de Grèce, pour arriver le 8 mai en France, à Marseille. Dans l’Hexagone, elle traversera 59 départements, dont les Yvelines. Le conseil départemental des Yvelines a ainsi dévoilé lors d’une conférence de presse le 23 juin dernier au domaine de Madame Élisabeth, à Versailles, l’identité des villes yvelinoises qui accueilleront la flamme. Parmi elles, une ville à SQY, ou plutôt un site : le Golf national, futur site des épreuves des prochaines épreuves olympiques de golf et théâtre de la Ryder cup en 2018. Du côté de l’agglomération de SQY, on se réjouit forcément de cette nouvelle, même si SQY, qui comptera quatre sites olympiques, était déjà pleinement intégrée dans l’aventure des Jeux.

« C’est la cerise sur le gâteau, réagit Arnaud Courtier, directeur des sports et conseiller spécial JOP & Héritage de l’Agglomération, interrogé par La Gazette. C’est vraiment un plus. Évidemment, on est super heureux, on ne va pas bouder notre plaisir. C’est une mise en avant du golf, ce qui est quand même une bonne chose, car ce n’est pas le sport le plus connu et le plus populaire en France, et pourtant, Dieu sait si c’est un sport important en nombre de licenciés et de pratiquants. […] Symboliquement en plus, elle passera le 23 juillet [2024]. Le 23 juillet de cette année, on a le départ de la dernière étape du Tour de France au Vélodrome, un an après, la flamme est là, tout s’enchaîne assez merveilleusement finalement, et donne un éclairage de plus à notre territoire. »

Huit villes yvelinoises accueilleront le relais de la flamme : Mantes-la-Ville, Poissy, Saint-Germain-en-Laye, Rambouillet, Versailles (où se dérouleront les épreuves équestres et celles de pentathlon moderne de Paris 2024), Saint-Rémy-lès-
Chevreuse (plus petite commune yvelinoise traversée, où est situé le château des Coubertin, famille du père fondateur des JO de l’ère moderne), Les Mureaux (clin d’œil à l’histoire, la ville ayant accueilli les épreuves de voile lors de précédents JO de Paris, il y a 100 ans), et donc Guyancourt via le Golf national. « Nous avons choisi en fonction de la territorialité, des difficultés ou de l’image resplendissante, nous avons essayé de montrer les Yvelines dans leur diversité », explique le président du Département, Pierre Bédier (LR).

Le nom des villes qui auront l’honneur de recevoir la flamme désormais connu, reste à savoir qui la portera. « Ça va se faire ville par ville, avec le Cojo (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques) et le Département. On verra selon les sites, affirme Pierre Bédier. On va essayer d’avoir des symboliques, en particulier des jeunes, des moins jeunes, des personnes porteuses de handicap. Il y a aussi un appel au volontariat (sur le site internet de Paris 2024, Ndlr). […] On a 100 porteurs de flamme, qui la porteront chacun 200 m. » Dans un communiqué, le Département précise qu’il choisira « six porteurs de flamme ainsi que 24 autres personnes missionnées pour former une haie d’honneur au dernier porteur de flamme avant l’allumage du chaudron au domaine de Madame Élisabeth », et qu’il privilégiera « d’abord ses publics prioritaires ».

Le passage de la flamme dans les Yvelines aura lieu, donc, le 23 juillet 2024, soit trois jours avant la cérémonie d’ouverture. Le Département indique que « les villes concernées par le parcours de la flamme auront la charge des animations festives et sportives greffées à l’événement ». Le domaine de Madame Élisabeth, propriété du conseil départemental, sera lui l’étape de fin du périple yvelinois de la flamme. Il sera transformé « en quartier d’été olympique » durant la compétition, accueillant « les célébrations finales entièrement prises en charge par le Département des Yvelines », et « sera ainsi aménagé, animé et sécurisé pour qu’un maximum d’Yvelinois puissent profiter de ce moment inédit et festif », ajoute le communiqué du Département. « En parallèle, des activités dédiées aux jeunes issus des quartiers politique de la ville ou suivis par les services de l’Aide sociale à l’enfance seront également proposées », poursuit le Département.

Voir la flamme passer dans les Yvelines a néanmoins un coût : 180 000 euros. Un montant que le Département a été d’abord réticent à payer, rapportaient plusieurs médias. Interrogé sur le sujet en conférence de presse, Pierre Bédier a rappelé les investissements du Département dans les futurs sites olympiques, et évoqué « la force de persuasion » du président du Cojo, Tony Estanguet. Le tracé exact du cheminement de la flamme dans les Yvelines sera lui dévoilé en septembre.

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