Élu à la tête de la mairie d’Élancourt depuis 1996, et toujours dès le premier tour, Jean-Michel Fourgous (LR) briguera un cinquième mandat en mars prochain. Après nous avoir confirmé qu’il serait bien candidat en novembre 2018, le maire sortant a officiellement lancé sa campagne la semaine dernière. Jean-Michel Fourgous veut poursuivre les projets en cours, tant pour Élancourt
que pour Saint-Quentin-en-Yvelines dont il est président, qui nécessitent selon lui le réseau de partenaires dont il dispose.

« Je me trouve aujourd’hui, dans un poste stratégique pour un projet d’envergure », tranche Jean-Michel Fourgous, à propos de son intention de se représenter, énumérant sept thématiques sur lesquelles des dossiers sont dans les tuyaux : économie, éducation, santé, sport, culture, transport, social. « En matière économique, on fait un travail très enthousiasmant et qui correspond aux attentes des entreprises », estime-t-il, le développement économique toujours en fer de lance, mentionnant le SQY business day, SQY emploi ou l’application Vivrou. Pour Jean-Michel Fourgous, « le deuxième grand domaine, c’est l’éducation », avec notamment la généralisation à toutes les communes saint-quentinoises du numérique dans les écoles, « un nouveau modèle scolaire innovant lancé à partir d’Élancourt ».

Le projet de commissariat d’agglomération qui doit voir le jour à Élancourt, « avec les meilleures techniques et les meilleurs spécialistes, pour relever aussi le défi des JO », fait de la sécurité son troisième sujet. Le sport, avec la livraison en 2022 de la nouvelle piscine intercommunale et surtout l’approche des JO 2024 dont plusieurs épreuves se dérouleront à SQY, sera également très présent pendant le prochain mandat. « Les Jeux olympiques, c’est une fois dans votre vie que vous avez ça. Il faut en faire un grand événement et qu’on en profite pour lancer un grand message sur cet état d’esprit positif qui valorise l’effort, le travail, la préparation », insiste le maire d’Élancourt.

Du côté des transports, les aménagements achevés ces dernières années et ceux dont les dossiers sont en cours – carrefour de la Malmedonne, pont de la Villedieu, enfouissement de la RN10, gare de La Verrière -, permettront « le désenclavement » de l’agglomération. Selon le candidat : « Ça fait 40 ans que ça dure… » Autant de projets que Jean-Michel Fourgous assure vouloir continuer de porter pour les voir aboutir.

« Le mandat 2020-26 sera un mandat inédit, tout ce que j’ai cité, c’est hors normes. Ce sont des très gros projets, qui demandent de très gros partenariats, estime le maire sortant, en référence à ses relations avec le Sénat, le Parlement, la Région, le Département, SQY et Paris-Saclay. J’entends dire que je suis un maire compétent et influent. Les gens ont compris que pour porter des dossiers de cette dimension-là pour leur ville, si vous n’avez pas un réseau, ce n’est pas possible. »

En dehors de ces projets déjà dans les tuyaux, le candidat a également quelques idées pour le prochain mandat. « Sur le plan éducatif, je souhaiterais tester une forme d’incitation pour les enfants d’une heure de lecture par jour, propose Jean-Michel Fourgous. Pour la sécurité, nos policiers vont avoir des moyens supplémentaires. » Il envisage également d’accélérer les tests de drones, d’équiper les policiers de caméras-piétons, ou encore l’installation de capteurs pour mesurer la qualité de l’air.

Au niveau du bilan de son équipe, Jean-Michel Fourgous se satisfait des dispositifs de démocratie mis en place : « Il y a un esprit de concertation qui est très fort. » Sur l’environnement, il met notamment en avant les « 50 % d’espaces verts protégés », le « développement des pistes cyclables » et le « projet de replanter 5 000 arbres à Élancourt ». Quant à la gestion de la commune, « les augmentations d’impôts, depuis que je suis là, sont deux fois moins importantes que la moyenne nationale des villes de notre strate », poursuit-il.

Le nom de sa liste sera « Allez Élancourt », une référence à l’approche des Jeux olympiques de 2024 mais aussi à « un esprit entrepreneurial et d’innovation » qui régnerait dans son équipe. Elle sera renouvelée de moitié et de tendance centre-droit. « C’est vraiment une liste d’union des compétences, insiste Jean-Michel Fourgous. Plus de 50 % des gens de ma prochaine liste sont issus du monde associatif. Et minoritaire après, vous avez LR-UDI, centre-gauche, et même d’En marche. »

Par ailleurs, Jean-Michel Fourgous souhaiterait poursuivre son travail à la tête de l’agglomération si les conditions sont réunies. Et de rappeler : « Aujourd’hui, 50 % de ce qu’il se passe sur une ville, c’est Saint-Quentin-en-Yvelines. » Plusieurs responsables politiques lui auraient déjà apporté leur soutien pour qu’il continue à la présidence de Saint-Quentin-en-Yvelines.

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