26 personnes étaient rassemblées le 2 octobre à Élancourt en soutien au peuple afghan, à l’initiative d’Amnesty international et Dire et agir, association élancourtoise combattant l’emprise islamiste. « Quand on dit ça, on est taxé tout de suite d’islamophobe », confie Marie-Laure Segal, secrétaire de Dire et agir, pointant des « amalgames entre islam et islamisme ». « L’islamisme est une idéologie politique qui consiste à remplacer à terme les lois de l’État par les lois religieuses », affirme-t-elle.

Et le sort du peuple afghan depuis la prise de pouvoir des talibans le 15 août illustre ses propos. « Le droit de manifester, il faut qu’on l’exerce. En Afghanistan, ils ne peuvent même pas le faire, souligne-t-elle. Donc on dit haut et fort que le peuple afghan est en danger et même plus, que c’est urgent que l’ONU fasse quelque chose. »

« C’est urgent que l’ONU fasse quelque chose »

Patrick Cadiou, membre de l’antenne de SQY d’Amnesty international, regrette que le sujet afghan, très médiatisé il y a un mois et demi, soit aujourd’hui plus délaissé. « Nous, on est là pour continuer ces combats, dénoncer les violations des droits humains », avance-t-il. Sa collègue, Hélène Cozzi, pense elle aux femmes afghanes, mais aussi aux réfugiés afghans. « On les ramène mais sans vraiment s’en occuper », déplore-
t-elle.