Pas de présentiel pour cause de fermetures des lieux culturels ? Qu’à cela ne tienne. La Commanderie, à Élancourt, adapte son format et propose actuellement deux expositions visibles en ligne depuis chez soi.

L’une d’entre elles, disponible jusqu’au 7 mars, est une exposition de peinture mettant à l’honneur les œuvres de huit jeunes artistes de moins de 40 ans qui, chacun à leur façon, revoient ou remettent en cause la vision traditionnelle de la peinture, fait savoir La Commanderie sur son site internet.

Parmi eux, Laura Zimmermann, dont le travail fait « appel à des éléments banals de l’iconographie populaire de notre époque, qu’elle traite dans un geste nerveux et rapide, feignant une facture maladroite, vite faite, bâclée, à l’instar du street art », selon son site internet. Au sein des œuvres présentées lors de l’exposition, figurent aussi celles de Julia Scalbert, peintre et céramiste vivant à Marseille mais qui a déjà exposé à Trappes en 2014. Ses peintures « se prêtent à de nombreuses lectures, sans que l’on puisse trancher sur leur nature : piles de draps, tronçons de chair… ou pures abstractions », indique le site internet de la Commanderie.

Autre artiste mise en avant : Natalia Jaime Cortez, qui utilise des « bains de peinture pour y tremper des feuilles de papier préalablement pliées, avant de les déplier et d’en révéler les pliures », ajoute la Commanderie. Nicolas Cluzel, lui, « relit, de façon sarcastique et avec des yeux de notre temps, des chefs-d’œuvre du patrimoine de la peinture : Goya, Caravage, Caillebotte, Rubens, Vinci, Manet… », d’après le site élancourtois. Élodie Boutry, de son côté, effectue de la peinture en volume : elle recycle ses œuvres éphémères, les réassemble, tels des puzzles, pour constituer des tableaux-objets, s’inspirant ainsi de l’abstraction géométrique des années 1950.

Julien Wolf représente lui des formes hybrides d’animaux et humains, dans des toiles expressionnistes. Oscar Malessène, lui, s’inspire des formes expressionnistes du milieu du XXe siècle mais en les revisitant à sa façon. Il en inverse les enjeux, « avec une réalisation qui ressortit plus à la miniature qu’au grandiose, dans des coloris qui récusent toute volonté ostentatoire… », tandis que les réalisations de Thomas Auriol utilisent un subterfuge pour forcer le spectateur à entrer dans l’œuvre, précise la Commanderie. Huit artistes, autant de manières différentes de faire de la peinture, et révolutionner cet art.

Des luminaires issus du Musée de la Ville de SQY

Autre exposition proposée en ligne par la Commanderie : Les allumés du design, qui prend aussi fin le 7 mars et est consacrée aux luminaires. Lampes, suspensions, appliques ou encore lampadaires, datant principalement des années 1960 aux années 1990, sont notamment présents. Ils sont issus de la collection Design et modes de vie du Musée de la Ville de SQY. « Période faste en matière de design, elle est également caractérisée par un âge d’or du ‘‘chez soi’’, où s’épanouit la vie familiale et sociale, peut-on lire sur le site internet de la Commanderie. Dans ce contexte, l’aménagement et l’équipement du foyer font l’objet d’une attention particulière et, avec d’autres éléments de mobilier, le luminaire constitue un des supports privilégiés à l’imagination des créateurs. »

En cette période de crise sanitaire, autre âge d’or du « chez soi » d’une certaine manière, cette exposition devrait apporter un peu de lumière à ses visiteurs. Les deux expositions sont à visionner sur lacommanderie.sqy.fr.

CREDIT PHOTO : Capture écran : lacommanderie.sqy.fr