Née fin 2016 et basée à Élancourt, l’association Rev’aile toi accompagne des familles monoparentales yvelinoises (voir encadré). Mais depuis fin 2019, elle propose un nouveau dispositif, Rev’elles toi pro, visant à aider les Saint-Quentinoises éloignées de l’emploi dans leur parcours d’insertion professionnelle. Il s’agit d’un accompagnement collectif et individuel pendant trois mois, dont la deuxième session débutera fin février.

Depuis un an, deux fois par trimestre, l’association proposait une action d’information nommée « Comment se former quand on élève seule son enfant ». « Parce que l’une des grandes problématiques des familles monoparentales au moment de la séparation, notamment pour les femmes, c’est de devoir réorganiser leur vie professionnelle », souligne Josepha Mole-Zushi, chef de projet et cofondatrice de Rev’aile toi.

En novembre, Rev’aile toi a élargi cette action à toutes les Saint-Quentinoises éloignées de l’emploi avec son dispositif Rev’elles toi pro : un accompagnement de trois mois pour un groupe de dix femmes maximum, qui se déroule à l’Agora d’Élancourt et à la Cité des métiers à Trappes. « C’est une action dédiée aux femmes en âge de travailler, vivant à Saint-Quentin-en-Yvelines. Il faut qu’elles aient un niveau maximum bac, et quelles soient disponibles les mardis et jeudis de 14 h à 17 h pendant trois mois », énumère Josepha Mole-Zushi. Ce dispositif fait intervenir une chargée d’insertion professionnelle, un coach en développement professionnel et personnel, etc. Ainsi que les différents acteurs locaux de l’emploi.

L’accompagnement y est collectif et individuel. « Dans l’accompagnement collectif, les participantes travaillent sur l’identification de leurs propres freins à l’emploi et les solutions personnelles de levée de ces freins », explique la cofondatrice de Rev’aile toi. Cela passe par les techniques de recherche d’emploi, la rédaction des CV et lettres de motivation, des entraînements aux entretiens d’embauche, l’utilisation de son réseau, etc. « Dans les entretiens individuels, on travaille le projet professionnel de la personne, poursuit-elle. De la réflexion du projet à la mise en place du parcours. »

« L’objectif est de les aider à retrouver le chemin de l’emploi, mais avec le temps qu’il faut, résume Josepha Mole-Zushi, à propos du dispositif. On se rend compte que beaucoup sont vraiment éloignées de l’emploi, la plupart ne travaillent pas depuis deux ans, ont perdu tous les codes de l’entreprise. Elles ont perdu confiance en elles et en leurs compétences. » Autant d’axes sur lesquels Rev’elles toi pro aide les participantes. Le dispositif est financé par le conseil départemental, la préfecture et la Caisse d’allocations familiales (Caf).

La prochaine édition de Rev’elles toi pro débutera fin février. Les personnes intéressées pour rejoindre le dispositif peuvent contacter l’association par courriel à [email protected] ou par téléphone au 06 69 70 64 14.

Une association d’aide aux familles monoparentales

À l’origine, l’association Rev’aile toi a vu le jour fin 2016 pour accompagner les familles monoparentales. « C’est une association locale domiciliée à Élancourt, mais on touche toute la population yvelinoise, explique Josepha Mole-Zushi, chef de projet et cofondatrice de l’association. L’objectif de l’association est de permettre aux familles monoparentales d’avoir des espaces de parole, de rompre la solitude car il y a souvent une rupture du lien social après une séparation, de trouver ensemble des solutions sur des problématiques liées à la monoparentalité. »

Elle-même a été confrontée par le passé à des difficultés pour s’occuper de son enfant, elle sait donc qu’une séparation peut soulever « plusieurs problématiques autour des thématiques familiales, sociales, professionnelles, etc. ». Rev’aile toi compte désormais environ 75 adhérents, qui se rencontrent régulièrement par groupes pour échanger, par exemple autour de cafés-débats à l’Agora d’Élancourt où intervient un professionnel sur une thématique choisie.

« Le but est de permettre à ces personnes de se rencontrer, de voir qu’elles ne sont pas seules et que d’autres ont vécu cette situation, poursuit Josepha Mole-Zushi. On peut aussi se donner différentes adresses, des pistes, des solutions. Et depuis trois ans, on voit que des amitiés se sont créées. »