Un accord sera-t-il trouvé avec le bailleur de la résidence des Acacias, France habitation, pour résoudre le problème de stationnement qui sévit depuis des années dans le quartier ? En février, le maire de Coignières, Didier Fischer (SE) avait tapé du poing sur la table pour demander au bailleur de créer les places de parking manquantes depuis la destruction du silo (voir La Gazette du 26 février). La semaine dernière, l’édile a annoncé à la presse avoir récemment rencontré France habitation qui devrait soumettre un projet à la Ville en juin. Didier Fischer souligne que rien n’est encore signé, mais le silo pourrait être détruit pour construire du stationnement.

Pour rappel, la résidence des Acacias, qui compte près de 400 logements, souffre d’un manque criant de places de stationnement, surtout depuis la fermeture en 2012 du silo de parking pour raisons de sécurité. Un manque qui créé des mécontentements dans le quartier et des stationnements sur des endroits interdits. Selon Didier Fischer, France habitation doit contractuellement « 574 places » dans la résidence, qui n’en compte « pour l’instant que 96 ». En février, le maire avait demandé à rencontrer le bailleur. Chose faite le 10 avril en mairie.

« Nous avons eu une réunion constructive avec France habitation, apprécie Didier Fischer. Je pense qu’on a franchi une étape, on était jamais allé si loin. » Même s’il se montre mesuré, rappelant qu’un « accord est loin d’être conclu », le dossier semble avoir connu quelques avancées. « France habitation nous a proposés de faire une étude, raconte le maire. On doit se voir début juin avec cette étude. » Il avance que la Ville et le bailleur se seraient mis d’accord pour atteindre « 380 places au total », ce qui permettrait de résoudre la question du stationnement aux Acacias selon Didier Fischer.

Pour arriver à ces 380 places, la destruction du silo par France habitation est envisagée – une opération estimée par le maire à entre « 500 000 et 1 million d’euros » – afin de recréer du stationnement à la place. « Et on est prêt à rétrocéder un petit peu du domaine public pour créer des places supplémentaires », complète l’édile. Reste donc à attendre la présentation de l’étude en juin et que celle-ci convienne à la commune comme au bailleur. Si tel était le cas, même si rien n’est encore signé, Didier Fischer espère que les choses aillent vite ensuite, avec des premiers travaux « en octobre-novembre ».