La maire de Plaisir, Joséphine Kollmannsberger (LR), le confirme, c’est un « travail de longue haleine » qui s’engage pour la commune. Ce jeudi 28 mars, la Ville a organisé la première réunion de concertation pour la révision de son Plan local d’urbanisme (PLU), une démarche qui doit aboutir en 2022. Ce premier temps d’échanges était plutôt destiné à présenter le processus d’élaboration aux près de 80 Plaisirois présents, même si la Ville a déjà esquissé les grands objectifs du futur document.

Si l’actuel PLU de Plaisir, datant de 2007, doit être révisé c’est notamment pour des « évolutions du contexte réglementaire et législatif », exposent les deux urbanistes des services de l’agglomération qui accompagnent la commune dans ce travail. Mais également et surtout pour permettre aux nouveaux projets plaisirois d’émerger. « Alors c’est vrai qu’il y a le côté réglementaire, mais il y a aussi une autre vision de la ville, explique la maire de la commune. Aujourd’hui, on a plutôt envie de faire des villes harmonieuses avec au sein des collectivités la possibilité de tout trouver, à la fois le commerce de proximité, les écoles, etc. »

C’est ainsi qu’en parallèle de l’élaboration du nouveau PLU, des études sont ou vont être menées « sur le centre-bourg, le quartier du Valibout, les jardins familiaux » ou encore la gare de Plaisir-Grignon, détaille-t-elle. Ainsi que sur « ce grand sujet du déplacement de l’hôpital Charcot » : « Si on n’a pas une vraie réflexion entre le PLU et l’étude du centre-bourg pour protéger ces 20 hectares, on risque d’avoir une urbanisation galopante au sein de la ville », note Joséphine Kollmannsberger. La maire de Plaisir affiche également l’ambition de permettre « le maintien des espaces verts », qui représentent « 54 % » du territoire de la commune.

Après la présentation de la démarche d’élaboration du PLU, la soirée s’est terminée par un temps d’échanges. Comme plusieurs Plaisirois l’expriment régulièrement, un participant s’est inquiété du nombre de constructions en cours : « Est-ce que derrière [ce PLU], il y a un objectif d’augmentation de la population de la ville de Plaisir, qui est déjà une ville qui a des axes assez denses ? » Un point sur lequel la maire de Plaisir a voulu se montrer rassurante.

« On a une décohabitation aujourd’hui sur la ville qui est importante puisque beaucoup de zones pavillonnaires se vident, […] donc on a l’impression, parce qu’on construit, qu’il y a plus d’habitants, c’est faux, et les derniers chiffres sont plutôt inquiétants sur la baisse de la population (Selon l’Insee, le nombre de Plaisirois n’a quasiment pas évolué entre 2006 et 2016, Ndlr) », tempère Joséphine Kollmannsberger. Elle assure « un véritable besoin d’habitat sur la ville de Plaisir » et que les « constructions en cours sont achetées à plus de 50 % par des Plaisirois ». Et de conclure : « Donc il ne faut pas vous inquiéter si votre peur est une augmentation exagérée de la population. »

Désormais, la concertation est engagée et les Plaisirois peuvent participer sur sqy.fr/plu-plaisir, grâce à l’urne installée en mairie annexe, par courriel à [email protected], ainsi qu’en prenant part aux ateliers et à la balade urbaine prévus en avril et mai. Une réunion publique de synthèse de la concertation aura lieu le 16 septembre. Ensuite, à l’approche des élections municipales, la révision du PLU sera en pause jusqu’à mai-juin 2020. L’approbation du document définitif est voulue pour début 2022.