Véritable institution sur les communes de Maurepas et Élancourt, Piano service va bientôt changer de locaux et de propriétaires. Créée en 1973 à Châteaufort et installée sur Élancourt depuis 1977, puis sur Maurepas dans la zone d’activités Pariwest au début des années 2000, l’enseigne va être cédée à un repreneur, « pas avant fin mai-fin juin », annonce Gérard Pasquier, l’actuel gérant et fondateur de l’entreprise, qui part à la retraite avec son épouse.

Les sept autres salariés gardent leur emploi, comme s’y est engagé le repreneur, qui s’installera dans la zone industrielle de Trappes. « Le repreneur fera exactement ce que l’on fait […], mais avec une clientèle presque exclusivement professionnelle », indique le soixantenaire Maurepasien.

Une page se tourne donc. Elle a commencé à s’écrire il y a 42 ans, lorsque l’enseigne s’installe dans ce qui est encore la Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. « On est arrivé à Élancourt un peu par hasard, raconte Gérard Pasquier. Nulle part, il n’existait de locaux modernes avec un peu de place. Tout ce qui était proposé pour des activités comme la notre, c’était du local en centre-ville dans des villes très constituées comme Versailles ou Viroflay, avec des locaux qui faisaient 50 ou 60 m², alors que nous, on avait dès le départ besoin de 300 m². En zone industrielle, ça n’était pas non plus envisageable car c’est tout de suite un nombre de mètres carrés conséquents et que l’on avait l’ambition de nouer des contacts avec la clientèle particulière. »

Depuis plus de quatre décennies, Piano service entretient, loue et répare différents types de pianos. « Notre métier de base, c’est tout ce qui est entretien de piano, détaille l’entrepreneur. Mais très rapidement, on a adjoint à cette activité une activité de location de piano. Dans un premier temps, ça a été du piano droit, puis rapidement, avec les contacts que l’on avait sur des gros festivals en province, on a été amenés à s’équiper en pianos à queue. »

Des guitares, et une importante librairie musicale font également partie des produits proposés. Des produits qui sont actuellement déstockés. – 30, – 40, -50 %, les promotions vont bon train car ensuite « l’activité vente disparaît », fait savoir Gérard Pasquier, le justifiant notamment par le fait que « le particulier ne joue pas le jeu ». « Il veut bien voir le matériel mais il n’accepte pas de payer le bon prix, déplore-t-il. Il vient faire son marché sur les points de vente et va faire ses achats sur internet, et il revient quand il a une m… Il faut que ça cesse ! ».

Place donc à une clientèle presque exclusivement professionnelle pour une enseigne qui a déjà noué des partenariats avec de nombreux festivals musicaux en province, passé des marchés avec la mairie de Paris mais aussi travaillé avec plusieurs salles de spectacles sur le territoire saint-quentinois, comme le Prisme à Élancourt, la Merise à Trappes ou le théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines à Montigny-le-Bretonneux. C’est donc un héritage important que le futur propriétaire devra faire perdurer.

Article mis à jour le 8 mars 2019 à 14 h. Dans la version précédente nous indiquions que les locaux actuels “devraient eux être rachetés par un promoteur, qui construira des logements”. Or, “il n’y a rien de fait”, a depuis tenu à nous préciser le gérant.