Les Marcheurs cueilleurs sont en marche pour Coignières. Suite à la demande du maire de la commune, Didier Fischer (SE), l’association, armée de ses gants et de ses pinces, ramassera, dimanche 24 mars, les déchets sauvages de la ville et en profitera pour sensibiliser les habitants. Lancée officiellement en présence de leur parrain Yann-Arthus-Bertrand en décembre 2018, les Marcheurs cueilleurs ont déjà 19 missions à leur compteur.

Depuis septembre 2018, ces bénévoles sillonnent les différentes communes des Yvelines et récupèrent des cannettes des bouteilles en plastique, en verre, mais aussi des bidons d’huile, des pots d’échappement, et des pneus. « Une fois on a trouvé un bidon périmé de 1978 », hallucine Michael Le Saulnier, commercial et président de l’association. Avec sa femme comptable, Virginie Le Saulnier, ils ont eu l’idée de faire ces opérations suite à la WorldClean up day, une journée dédiée au nettoyage de la planète. « Nous voulions créer quelque chose à notre petite échelle », raconte le commercial. Puis Ismaël Nehlil et Philippe Nizou les ont rejoint dans la foulée pour former le quatuor fondateur.

Depuis, l’association est très active dans le département, principalement dans le Sud-Yvelines, mais pas seulement. Des sections indépendantes se sont ouvertes à Palaiseau, à Brétigny-sur-Orge, dans l’Eure-et-Loir et même dans le Finistère. Ils sont 170 adhérents à parcourir le territoire pour le nettoyer.

Au début, ils cherchaient les zones où ils pouvaient intervenir. « Maintenant, les lieux viennent à nous », affirme le président de l’association. Des photos de zones polluées sont régulièrement postées sur leur page Facebook. Et avec leurs plus de 3 000 abonnés, les Marcheurs cueilleurs trouvent facilement de nouveaux lieux d’intervention.

Une fois sur place, ils sont très organisés. « Je crée une zone de sécurité et je fais attention à ne pas envoyer les enfants près des étangs ou sur le bord des routes, explique Michael Le Saulnier. On donne ensuite aux bénévoles des gilets de sécurité, des gants, des pinces et des sacs. » Parfois la mairie met à disposition des bennes pour emmener les déchets à la déchetterie et un local pour faire le goûté qui clôture la journée de ramassage. « Environ 90 % des mairies nous accueillent », observe-t-il.

Deux maires ont en effet refusé la présence des Marcheurs cueilleurs dans leur commune. L’édile de Jouars-Pontchartrain, Hervé Lemoine (SE), n’était pas favorable à l’organisation de leur manifestation le 24 février dernier, en raison de l’existence d’un événement similaire, organisé le 6 avril par le Parc naturel régional (PNR). Mais la mission a quand même eu lieu sans désagrément. Même problème avec la maire de Saint-Rémy-l’Honoré, Toine Bourrat (SE), qui n’était pas favorable à la tenue de la mission du 17 mars. Celle-ci a quand même bien eu lieu.

Plus rien ne les arrête. Les Marcheurs cueilleurs veulent même étendre leurs actions jusque dans les écoles et les centres aérés pour sensibiliser les enfants. Ce que semble encourager le maire de Coignières, Didier Fischer (SE), qui a communiqué dans les établissements pour inciter les parents et leurs enfants à venir lors de la journée du 24 mars, selon Michael Le Saulnier. L’opération débutera à 14 heures et le rendez-vous est fixé devant la mairie de Coignières. Très demandée, l’association est prise jusqu’en mai, avec un passage à La Verrière le 31 mai.

Opération anti-mégots à Plaisir

Quatre associations plaisiroises s’associent pour une journée de ramassage des déchets dans les rues de Plaisir, avec également une volonté de sensibiliser sur la problématique des mégots.
L’association Plaisir en transition organise régulièrement des Rando zéro déchets, ces promenades où les participants ramassent tous les déchets croisés sur leur chemin. Le samedi 23 mars, le collectif s’associe à trois autres associations (le Lions club, Africa Plaisir et les Scouts de France) pour une journée de ramassage en plusieurs lieux de la commune, avec un accent particulier mis sur les mégots de cigarette qui jonchent les rues.

« La rando a deux axes : du nettoyage de déchets et une opération mégot, explique Laetitia Toussaint, membre de Plaisir en transition. L’idée serait de sensibiliser, d’alerter, parce que c’est une habitude de jeter son mégot par terre même si c’est pénalisé d’une amende. Il faut repasser par de la prévention et de l’information. »

L’opération débutera à 14 h le 23 mars avec trois points de rendez-vous possibles pour les participants : au château de Plaisir, devant Ikéa et devant la mairie de Plaisir. Pour plus de renseignements, envoyer un courriel à [email protected] ou rendez-vous sur plaisirentransition.wordpress.com.

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