La neuvième semaine des écrivains persécutés, emprisonnés ou empêchés, se tient du 7 au 15 novembre. Ce rendez-vous à l’initiative des Itinéraires poétiques « mêle art, musique et échanges afin de mettre en lumière ces écrivains, artistes ou journalistes qui ont connu la censure, la répression et l’exil », indique la description de l’événement.

SQY accueille une nouvelle fois cette manifestation, avec différentes programmations culturelles prévues à la Commanderie, à Élancourt. Et cela commence le 7 novembre à 19 h 30 avec Carène, « poème dramatique » d’ Yves Bergeret écrit « face à la situation actuelle difficile qui pèse sur toute l’Europe, repli violent et frileux, peur de l’étranger et du migrant », peut-on lire sur le site internet de SQY. Yves Bergeret lit et met en espace les pages centrales de Carène, dont Le Rêve d’Alaye, l’un des éléments centraux d’un long cycle d’ateliers d’écriture réalisés en janvier et février 2019 entre le poète et des élèves du collège Ariane de Guyancourt. La lecture du poème par Yves Bergeret sera ici accompagnée de la prestation d’un danseur et d’un violoncelliste. Entrée libre, réservations au 01 39 44 54 00 et à l’adresse [email protected]

Du 13 au 17 novembre, place à l’exposition de dessins et gravures de Najah Albukai. Ce professeur de dessin de 49 ans, qui enseignait dans une université syrienne, « n’a rien oublié et a tout dessiné » de ce qu’il a vécu. Ce qu’il a vécu, c’est-à-dire l’incarcération et la torture. « [Il] n’était ni jihadiste ni membre de la rébellion, rapporte la description de l’événement. Dénoncé pour avoir participé à quelques manifestations, il a passé, entre 2012 et 2014, un an emprisonné à Damas […]. Il a été frappé, torturé, humilié. Il a vu des codétenus agoniser pendant des jours à ses côtés. Il a transporté des corps amenés depuis d’autres prisons. » L’exposition est ouverte de 14 h à 18 h, l’entrée est libre.

Cet artiste plasticien sera également présent lors du dernier rendez-vous de la semaine, une soirée débat, musique et chant le 15 novembre à 20 h. Le but : « donner, un soir, la parole à celles et ceux qui ont osé dire ‘‘Non !’’, fait savoir le descriptif du rendez-vous. Non à la dictature, non à la pensée unique, non à l’obscurantisme, non au pouvoir autoritaire ». Outre Najah Albukai, on y retrouvera Ghys Fortuné Dombé Bemba, journaliste au Congo-Brazzaville, Papa-Divin, auteur de bandes dessinées en République démocratique du Congo, Mohamed Nour Wana, poète au Soudan, et Eugénie Ouedraogo, chanteuse ivoirienne. Entrée libre, réservations au 01 39 44 54 00 et à l’adresse [email protected] À noter que les écrivains invités auront rencontré des collégiens toute la semaine.

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