Les étudiants intéressés par un cursus dans le sport business pourront, dès la rentrée prochaine, s’inscrire dans une école, nouvelle venue dans le secteur, l’EMS sport business school. Basé à Guyancourt, tout près de l’UVSQ, cet établissement privé a été fondé et est dirigé par Mohammed Atig, ancien athlète de l’équipe de France, diplômé d’un master en marketing et management appliqué aux affaires.

Cette création a germé dans son esprit il y a trois ans. « En 2016, lors de la réforme de la formation professionnelle, avec un ami, on s’est posé la question de savoir si des choses étaient faites atour du sport et du sport business, raconte celui qui, aujourd’hui âgé de 48 ans, a toujours baigné dans l’univers du sport. Après étude de marché, on s’est aperçu qu’il n’y avait que trois écoles à l’époque en France qui proposaient une filière 100 % sport business. On s’est arrêté sur un constat qu’il fallait peut-être proposer quelque chose qui donne une âme, un ADN qui permette de transpirer le sport. »

Des paroles aux actes, lorsque l’on arrive à l’étage occupé par les salles de cours, la décoration capte tout de suite l’attention. Tandis que l’on avance sur un sol constitué d’un revêtement de piste d’athlétisme, des portraits de grandes personnalités du sport français, telles que Yannick Noah, Zinédine Zidane ou Kylian Mbappé, ornent les murs, et leurs noms sont apposés sur les portes des salles. Un style qui dénote de celui des autres écoles de sport business, d’après Mohammed Atig.

« Quand vous allez dans ce type d’écoles, […] ce sont des locaux complètement basiques, où il n’y a pas de ligne directrice permettant de se projeter dans l’univers sport, fait-il remarquer. Il y a quatre murs, une pédagogie qui est proposée, on dispense des cours en marketing et en management, on saupoudre tout ça d’ingrédients sport et on en fait une filière 100 % sport business. Nous, on a travaillé notre stratégie autour de ce message : certes, la pédagogie reste l’élément essentiel de l’école puisque l’on ressort avec un diplôme gratifiant et certifié, mais c’est toujours agréable de travailler dans un cadre qui vous correspond. »

Le tout à Saint-Quentin-en-Yvelines. Un choix géographique naturel pour celui qui est originaire de Trappes, mais aussi et surtout car SQY est « le deuxième pôle économique de France derrière La Défense », et est un territoire où « on a un vivier de jeunes diplômés dynamiques, qui ont envie d’aller de l’avant », souligne-t-il. Avant de poursuivre : « L’étude de marché a démontré qu’il y avait une réelle envie de se lancer dans cette filière pour un étudiant. Et puis, on est juste à côté de l’UVSQ. On a fait un partenariat avec eux pour bénéficier de leurs installations et en échange, on propose des master class avec des guests (conférences animées par des personnalités importantes, Ndlr), issus du milieu sportif ou des personnes qui traitent de l’économie sportive. »

L’EMS sport business school est accessible dès l’obtention du bac. Les candidats doivent passer un concours, comprenant des épreuves orales et écrites. Des sessions sont organisées toutes les semaines, « tant que l’on n’a pas rempli le potentiel de l’école », indique Mohammed Atig, qui ajoute que son établissement « prévoit d’accueillir entre 150 et 300 étudiants ». Le site internet de l’école recense déjà 300 étudiants pré-inscrits, donc autant candidater au plus vite.

Le cursus s’étend du Bachelor 1 (bac +1) au Master 2 (bac +5) et prépare à des métiers comme chargé de communication, management marketing, digital, ou directeur marketing, management, communication, digital. Les diplômes délivrés « sont des diplômes d’État », ajoute Mohammed Attig. Des disciplines telles que les relations médias, le droit du sport, le marketing ou la communication seront enseignées.

Des stages, en France ou à l’étranger, sont à effectuer à partir du Bachelor 3, et des partenariats ont été noués avec différentes structures, comme le Vélodrome national, l’agglomération de SQY, Face ou des clubs et des fédérations sportives, afin de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants. Comptez en revanche 8 000 à 9 000 euros par an de frais de scolarité, bien que du Bachelor 3 au Master 2, la formation s’effectue intégralement en alternance, et est donc financée par l’entreprise.

Pour Mohammed Atig, évidemment, pas de doute. Un étudiant motivé et passionné par le sport fait le bon choix en intégrant l’EMS sport business school : « Beaucoup d’écoles vendent du rêve, nous on est vraiment dans la réalité, et le seul moyen de s’en rendre compte, c’est de venir nous visiter. » Des journées portes ouvertes sont programmées jusqu’à fin septembre. La rentrée est elle fixée au 1er octobre.