Sécurité et incivilités ont été débattues pendant les deux tiers de la réunion publique au quartier des Prés, à Montigny-le-Bretonneux, le 14 novembre. Les habitants de certains immeubles du quartier ont profité de la présence d’un commandant de police, responsable du commissariat subdivisionnaire de Guyancourt, pour témoigner d’un quotidien sur fond de trafic de drogue, commun à d’autres quartiers yvelinois. La Ville, qui a contacté La Gazette après la publication de cet article, tient à insister sur le fait que seule une « petite partie » du quartier est concernée, et non son intégralité. « C’est la première fois que nous avons un représentant de la police nationale dans une réunion publique » à Montigny, déclare en ouverture de la réunion le maire DVD de la commune, Jean-Luc Ourgaud, comme une preuve de l’importance prise par cette thématique.

Car parmi les faits de délinquances cités, un trafic de stupéfiants se déroulerait au bas de quelques résidences, selon des témoignages lors de la réunion. En lien avec ce « petit business qui s’est installé il y a quelques mois », certains évoquent des menaces, et une crainte quotidienne : « On a peur pour nos enfants. » Le commandant de police nationale s’est lui longuement exprimé au sujet de la drogue. « À chaque fois qu’on vient sur le quartier des Prés, on repart avec un peu de produits stupéfiants, a-t-il d’abord indiqué. Les interventions dans votre quartier, ça représente 65 % de notre activité. Le but du jeu est d’être présents autant que possible, de les gêner. »

« Ces problèmes, on les retrouve sur les trois communes (outre Montigny, Voisins-le-Bretonneux et Guyancourt dépendent aussi du commissariat subdivisionnaire de Guyancourt, Ndlr), poursuit le policier, mentionnant deux interpellations le jour-même sur le sujet. Si je veux [m’attaquer au trafic de stupéfiants], il faut que je surveille, que j’y passe du temps, que j’identifie les vendeurs, que j’interpelle les acheteurs, qu’ils acceptent de balancer [à quel endroit ils ont acheté, Ndlr] et que je monte un dossier. Ça se fait dans beaucoup de quartiers, ça s’est fait sur le vôtre. On a depuis peu la création d’un groupe venu en renforts du groupe stupéfiants déjà existant. »

« A chaque fois qu’on nous appelle, on vient faire une petite opération coup de poing », assure-t-il. Mais dès qu’on sera partis, ils vont revenir ». Il a aussi encouragé les riverains à témoigner : « Ça ne veut pas dire que je vais vous demander nommément d’apparaître dans une procédure, mais on a besoin de savoir si ça se passe plutôt à cette heure-là, dans ce quartier-là, affirme-t-il. Avec un effectif de moins en moins conséquent, on doit agir et interagir sur une population grandissante et les problèmes qui vont avec. On va y arriver, c’est juste une question de patience, mais il faut qu’on ait votre aide. »

Article mis à jour le 30 novembre : Une précision apportée par la commune a été ajoutée dans le premier paragraphe.